jeudi 11 mai 2017

Jad Hatem : L'inassimible liberté, notule sur l'interprétation de Duns Scot par Arendt











Nous lisons dans le chapitre de La Vie de l’esprit consacré à Duns Scot, dont l’importance n’est guère sous-estimée[1] : « La volonté humaine est indéterminée, ouverte aux contraires et, par conséquent, brisée (broken) seulement tant que sa seule activité consiste à former des volitions ; dès l’instant où elle cesse de vouloir et se met à agir dans le sens d’une des propositions de la volonté, elle perd sa liberté — et l’homme, le possesseur du moi voulant, est aussi heureux de la perte que l’âne de Buridan l’était de résoudre le problème du choix entre deux tas de foin en suivant son instinct : arrête de choisir et commence à manger »[2]. S’il y a dans cette analyse que Hannah Arendt propose de la libre volonté chez Duns Scot de quoi alimenter des considérations psychologiques, il s’en faut qu’elle vaille pour une interprétation correcte de la pensée du Docteur Subtil. 

La suite sur : https://www.francoisloiret.com/single-post/2017/03/13/Jad-Hatem-Notulle-sur-linterpr%C3%A9tation-de-Duns-Scot-par-Hannah-Arendt



[1]. Non seulement le plus important penseur du Moyen Âge, mais aussi le seul à n’avoir pas cherché à passer un compromis entre la foi chrétienne et la philosophie grecque. Cf. Hanna Arendt, The Life of the Mind, II. Willing, San Diego - New York - London, Harcourt, Inc., 1978, p. 31.
[2]Ibid., p. 141.

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