mardi 12 avril 2016

La question d'une ontologie de l'usage I.





On peut reconnaître à Giorgio Agamben qu’il est l’un des rares philosophes contemporains à avoir saisi l’importance de la question de l’usage et aussi l’un des rares à l’avoir affronté au point d’envisager une ontologie de l’usage. Dans le dernier volume d’Homo sacer, constitué de divers textes, Giorgio Agamben déploie cette ontologie de l’usage et il le fait notamment à l’occasion d’une lecture de La parole d’Anaximandre de Martin Heidegger. Le philosophe italien, en réponse à Heidegger, écrit en effet : « Si l’usage impliquait une ontologie irréductible à la dualité aristotélicienne de la puissance et de l’acte qui, à travers ses traductions historiques, gouverne encore la culture occidentale ? »[1]. C’est que Heidegger a le tort, pour ainsi dire, de réinscrire l’usage dans le vocabulaire de l’être-dans-l’œuvre, de l’énergeïa, auquel Agamben aimerait le faire échapper. 

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