dimanche 24 janvier 2016

La dépense universelle selon Thomas d'Aquin.




Chez Aristote la dépense est un problème éthique, politique et ontologique dans la mesure où avec elle il en va de la vie bonne comme vie excellente aussi bien publique que privée. Sans la dépense, la vie heureuse comme vie excellente ne saurait exister. Or puisque la dépense suppose la richesse de ceux qui dépensent, il en résulte que la vie bonne comme vie excellente ne peut être que le fait des riches et des très riches. Comme la bonne dépense suppose que ceux à qui elles s’adressent soient excellents, il en résulte aussi que ceux qui ne peuvent être libres vis-à-vis de la nécessité ne sont en rien concernés par elle. L’adresse de la dépense n’est donc pas universelle pas plus que l’auteur de la dépense. Envisager que l’auteur et l’adresse de la dépense puissent être universels suppose une reconsidération complète de la vie bonne et de la vie dans la richesse. C’est à cette reconsidération que nous invite Thomas d’Aquin dans la Somme théologique en affirmant le primat de la dépense charitable sur la dépense libérale et en soutenant implicitement l’existence de deux types de richesses, une richesse temporelle et une richesse spirituelle. La plus haute dépense se présente alors comme une dépense universelle parce qu’elle s’adresse au plus haut. 

Lire la suite sur : 
http://www.francoisloiret.com/#!La-d%C3%A9pense-universelle-selon-Thomas-dAquin/c1q8z/568ee2950cf29139531f7299


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire