jeudi 14 janvier 2016

La chose et le néant selon Duns Scot.





Chez Duns Scot a lieu une réduction des idées à l’esse cognitum qui conduit à une forme de néantisation de la chose telle qu’elle est dans l’éternité. Au sens strict, la chose dans l’éternité n’est pas : elle n’a ni être d’essence, ni être d’existence. Elle est ontologiquement un néant. La création ne peut en effet supporter que les choses aient un être véritable avant d’être créées. Duns Scot établit rigoureusement contre Henri de Gand que :

« Avant qu’elle soit créée, la chose (par exemple l’homme) est un néant, non par une répugnance du positif au positif, ni par la répugnance qu’elle a envers son opposé qui est néant, c’est-à-dire par une répugnance envers quelque chose,  mais en raison de la privation de ce qui donne l’être » (Lectura I d.36, q.unica, 39, TXVII p.475 : « Res antequam creetur (ut homo), nihil est, non propter repugnantiam positivi ad positivum, nec propter repugnantiam  quam habet ad oppositum eius quod est nihil, scilicet ad aliquid, sed propter privationem dantis esse »). 

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